
À PROPOS

Copyright 2011 Jean François CHOLLEY
Gaël ANASSE a grandi dans l'atelier familial sur les hauteurs de Vallauris parmi les céramiques de sa mère et les sculptures de son père. Les amitiés et les relations artistiques de ces derniers vont permettre à Gaël les rencontres avec des créateurs tel que : Roger Capron, Jean Derval, James Coignard, Max Papar, etc. Et leurs ateliers !
Il y découvre le dessin, la gravure, le modelage, la taille directe, la forge et la fonderie d’art, pour finalement accompagner Michel Anasse dans ses projets monumentaux. Plus tard Il assiste des artistes tel que : Bigel, Pages et passe par les ateliers de Cippolini et de Guadanucci.
Une rencontre marquante dans son parcours est celle du sculpteur agrandisseur et Meilleur Ouvrier de France Pascal Bigel. À son contact, Gaël ANASSE découvre l’exigence du travail sculptural lié à l’agrandissement des œuvres, la précision du regard porté sur les volumes et la rigueur du passage de la maquette à l’échelle monumentale. Cette expérience nourrit durablement son rapport à la forme, à l’espace et à la matérialité.
En 89, il découvre une autre forme d’expression au travers du décor de cinéma et de théâtre. S’en suivent 17 années où s’alternent les tournages, les évènements, les spectacles et le retour (dès que possible) à l’atelier.
Pendant cette période il crée plusieurs projets d’évènements : l’allée des Arts, exposition et installations artistiques sur les allées d’accès au stade de France pendant la coupe du monde 98. L’Art à quai, passage de l’an 2000 pour la SNCF, événement dans 2 gares parisiennes. Projet « Mon tram, ma ville », pour la décoration des palissades de chantier du tram par les enfants des écoles du Mans, etc.
A partir de 2001, il accompagne Michel Anasse dans la création du pôle Art contemporain des forts bas de Tournoux dans la vallée de l’Ubaye. Ce site devient un an plus tard, l’étape Art contemporain sur la route culturelle Franco-Italienne (Digne-Caraglio), puis le site pilote versant français (Programme INTEREG III).
De retour (dans le sud) depuis 2006, année où il s’installe à Avignon pour y ouvrir trois ans plus tard la galerie Art Tête. Dorénavant, c’est au sein de l’association Art Tête qu’il organise et crée des passerelles entre les plasticiens, le monde du spectacle et le public.
De 2011 à 2018, il est responsable de formation au sein de l’Institut Supérieur des Techniques du Spectacle (ISTS) à Avignon, pour lequel il gère en autre, les formations en milieu carcéral, la formation Régisseur Général en collaboration avec l’Université Avignon / Provence, les formations dédiées à la construction et au décor et une mission pour le Musée National via les instituts français du Cameroun.
Dans le cadre d’une réflexion sur les pratiques professionnelles dans les arts plastiques et visuels entamée en 2012, Gaël Anasse propose des résidences en création entre plasticiens et concepteurs lumière. Après deux années ouvertes aux artistes « traditionnels » et aux technologies récentes de la conception lumière, son regard s’oriente vers les nouvelles formes d’expressions artistiques, les nouveaux supports virtuels.
La collaboration entamée en 2014 entre le fond de dotation EDIS pour l’Art et le concepteur des CréaLux© a permis de proposer un cycle de trois résidences annuelles. En soutenant une création artistique innovante, croisant l’art et les technologies, les projets proposés conjuguent les arts plastiques, numériques, visuels et sonores. Ils interrogent les nouveaux supports d'écriture artistique : comment mettre en œuvre ces nouveaux processus d’acquisition ? Comment s’adresser à un large public ? En définitive, il s’agit peut-être de bousculer les parcours de scénographie muséale...
En 2019, Gaël revient à ses racines : L'atelier et la terre. Il ouvre un centre de formation aux métiers de la Céramique à Gordes dans le Luberon, en collaboration avec les ateliers Chapo. Depuis, il continue de transmettre via les pôles céramiques du Vaucluse qu'il a créé en 2021 et 2025.
Aujourd’hui, son travail se déploie dans des projets où la céramique devient un médium d’expérimentation artistique, questionnant la capacité de la matière à contenir, transformer et parfois révéler le vivant.